Il y a quelques jours a été voté une loi favorisant le logiciel libre dans le secteur de l'enseignement. Une circulaire du premier ministre aussi recommande l'utilisation du logiciel libre (mais ne l'oblige pas). Vous pouvez lire le texte de la circulaire ici (téléchargement depuis le site de LégiFrance).

C'est bien ! Et d'ailleurs l'université française utilise déjà beaucoup le logiciel et y contribue (par exemple l'ENS héberge de nombreux miroirs de distributions linux et les chercheurs publient du code).

J'estime que ça peut et ça devrait aller beaucoup plus loin !

Imposer l'utilisation du logiciel libre dans les marchés publics dès lors que c'est possible

J'estime que dès que l'administration a besoin d'un logiciel, si les fonctions nécessaires sont fournies par un ou des logiciel(s) libre(s), alors le logiciel libre doit être favorisé et/ou imposé.

L'exemple est évident dans le cas des stations de travail. La bureautique peut être majoritairement effectuée avec Libre Office. Il n'y a donc pas de raison de choisir des logiciels propriétaires tels que Word et Excel. Outre les évidentes économies d'achats de licence, il y aurait de nombreux avantages indirects : utilisation de formats ouverts, de standards et augmenter l'interopérabilité, remise en question du modèle propriétaire, obligation pour ces entreprises de passer en revue les qualités de leurs logiciels et de d'abandonner leur position dominante, favoriser les entreprises qui travaillent avec du logiciel libre (et donc utilisent les mêmes standards indiqués au dessus), favoriser la concurrence (puisque les logiciels libres étant généralement gratuits, ils peuvent être imposés dans des contrats et le seul pré-requis pour une entreprise est la formation de ses ingénieurs et techniciens).

On peut également citer l'exemple d'AutoCad, logiciel de DAO très utilisé dans le milieu du BTP et dont les équivalents libres ne sont clairement pas à la hauteur ni compatibles (malheureusement). Dans cette circonstance, il est évident que ce logiciel est obligatoire. Donc ce sera ce qui s'imposera. Mais là encore, on utilisera du propriétaire contraint et forcé. Et seront donc favorisées les entreprises qui conçoivent des logiciels qui peuvent être installés et utilisés avec des systèmes d'exploitation libres et d'autres outils libres. Ce sera donc un mal pour un bien !

L'argent public doit financer le développement de logiciels libres.

Quand l'administration ou un service public conçoit un logiciel ou en finance le développement, ce logiciel doit être mis sous une licence libre, idéalement compatible avec le droit français (il y a la licence CeCill pour mémoire).

C'est évident ! L'état (donc les contribuables, donc nous !) finance le développement d'un logiciel. Nous devons donc pouvoir l'utiliser. Tous !