La langue

Le danois n’est pas la langue la plus aisée qui soit, c’est le moins qu’on puisse dire. Il est préférable d’utiliser une autre langue. Les habitants sont très souvent polyglottes à un niveau étonnant !

On peut essayer le français et il paraît qu’on a de bonnes chances de réussir dans les commerces touristiques des grandes villes et dans les services touristiques (contrôleur de train, musée, etc).

Sinon les danois parlent très bien anglais (Il est extrêmement rare que j’ai rencontré des gens qui ne parlent pas anglais. Ça peut se compter sur les doigts d’une main.), et souvent une ou deux langues de plus (Allemand, Espagnol), sans compter les autres langues scandinaves, qui sont quasiment des dialectes les unes pour les autres.

Quelques mots et concepts traduits

Juste pour que vous compreniez à peu près les panneaux routiers et les écriteaux dans les magasins.

  • H, Hv ou Hoved : la tête, donc tout ce qui se rapporte à la notion de centre/principal, telle que gare centrale.
  • Stk ou stykker : un élément/morceau. Ceci peut-être positif (une part de tarte, une place de train) ou négatif (Det gik i stykker ! : c’est cassé !).
  • Tilbud : offre/réduction commerciale
  • gade : rue
  • vej : voie, route (au sens de «route de campagne» plutôt que «voirie urbaine», même si de nombreuses rues s’appelle Vej aujourd’hui).
  • Vest : ouest
  • Syd : sud
  • Øst : est
  • Nord : nord (également le nom générique que les Scandinaves donnent à l’ensemble Scandinavie + Finlande : Norden : le Nord)
  • Havn : port
  • KBH, CPH ou København : Copenhague
  • Politi : Police
  • Voksne : adulte(s)
  • barn, børn : enfant(s)
  • Luft : air (indique une pompe à air comprimé, pour les vélos ou les voitures).
  • Time® : une(des) heure(s)

Les noms des jours de la semaine

De lundi à dimanche : Mandag, tirsdag, onsdag, torsdag, fredag, lørdag, søndag.

Les magasins / shopping

Denmark is the place of Design.

Ici, de nombreuses choses sont belles avant d’être utiles, y compris les bâtiments. Les magasins d’articles ménagers ou d’ameublement font partie du paysage et rien que de s’y balader constitue une attraction touristique.

Concernant les boutiques de fringues, je trouve que les danoises sont assez belles et ont du choix en matière de vêtements. Les hommes, beaucoup moins. Et je trouve leur style assez bof. Toutefois, les hommes grands pourront trouver leur compte : les danois font souvent une tête de plus que les français.

Les horaires et jours d’ouverture des magasins sont assez libres, et on peut trouver des boutiques ou des bars ouverts même le dimanche, même si c’est quand même plus calme ce jour là.

Normalement, vous pouvez retourner votre achat 14 jours après, sous reserve d’avoir la facturette !

Netto & co (supermarchés)

Les supermarchés et supérettes sont généralement ouvert tous les jours et à des heures que je considère presque comme illégales (qui va acheter du pain de mie à 23 h 30 ?).

Le dimanche, je veux bien, mais minuit ?

Il est à noter qu’on peut payer en euros à Netto.

)

Autre chose intéressante pour les touristes qui lisent cet article : il existe des barbecues prêt à l’emploi et à usage unique ! C’est un espèce de moule à gâteau en aluminium rempli de charbon avec une grille. Tu fait flamber, tu places tes saucisses et tes grillades, et voila ! Vous en trouverez (si vous êtes ici dans la bonne saison) à Fakta et sûrement ailleurs.

On peut aussi demander à avoir du cash en plus si on paye en carte de crédit ! Le caissier fera juste gonfler la facture de la quantité demandée en espèces.

Au fait : les cigarettes, c’est un peu comme l’alcool en France : pour les avoir il faut demander au caissier. On en trouve aussi au 7-eleven.

les 7-eleven et les kiosques

Il y a de nombreuses boutiques 7-eleven qui sont ouvertes 7j/7, 24h/24, notamment dans les gares et centre-villes. On peut s’y fournir en boissons diverses, alcoolisées ou non, viennoiseries, hot-dogs, beignets…

On peut également y acheter des cartes de téléphones pré-payées et des cartes de bus. C’est, je pense, une bonne idée.

Il y ensuite toute la panoplie des trucs qu’on a besoin maintenant… y compris des capotes (kondom).

Dans le même ordre d’idée, il y a les kiosques, qui sont généralement tenus par des pakistanais ou des indiens.

La monnaie

Autant vous le dire tout de suite, le Danemark n’est pas un pays bon marché.

Ça c’est pour éviter d’avoir à marquer «c’est un peu cher» partout.

Toutefois, je vous rassure, il est très possible de faire plein de choses pour pas cher, voir gratuitement !

La couronne danoise est la monnaie officielle, abrégée DKK ou Kr pour Danske Kroner. Le taux de change est approximativement de 1 € pour 7,5 DKK, soit presque un Franc français pour une couronne pour les personnes qui pensent encore en Francs.

Il est en fait plus simple de se rappeler des multiples et sous-multiples de 15 DKK, soit 2 €:

  • 0,33 € = 2,5 DKK (13 x 7,5 DKK)
  • 0,66 € = 5 DKK (23 x 7,5 DKK)
  • 1 € = 7,5 DKK
  • 2 € = 15 DKK
  • 3,3 € = 25 DKK (13 x 7,5 DKK x 10)
  • 4 € = 30 DKK
  • 6,6 € = 50 DKK (23 x 7,5 DKK x 10)
  • 8 € = 60 DKK

Pour penser vite, on peut diviser par dix, on obtient alors un ordre de grandeur en euros.

Certains magasins acceptent les couronnes norvégiennes (NOK) et suédoises (SEK), l’euro, et d’autres monnaies.

Il y a des pièces argentées de une, deux, cinq couronnes, de plus en plus grosses. Elles ont un trou au milieu. Les pièces de dix et vingt couronnes sont dorées et sans trou.

Le centime est l’øre. Il y a une piécette bronzée de 50 øre, qui vaut donc environ 6 centimes d’euro. Ce qui fait que lorsque vous devez payer 6,40 DKK, si vous payez en espèces, vous en serez pour 10 øre. En revanche, si vous devez payer 6,60 DKK, l’arrondi se fait cette fois à votre bénéfice !

Les billets vont de 50 DKK à 1000 DKK.

On peut payer presque partout avec une carte de crédit internationale, et ce sans somme minimale (j’ai vu des danois faire des achats de 10 DKK en carte bancaire), mais les frais peuvent vite monter, quoiqu’en dise l’UE ! Le mieux est de tirer une grosse somme en cash et de payer toutes les petites dépenses avec, et de payer seulement les grosses dépenses en carte de crédit. Mais cette fois en revanche, pas d’arrondi !

Accéder à internet

L’accès à internet peut être très utile pour organiser son voyage. Fort heureusement, c’est une des choses qui marchent bien ici, et qui est gratuite si on s’y prend bien !

Si vous avez un smartphone ou un ordinateur portable (donc avec wifi), vous pouvez avoir une connection internet gratuite dans de nombreux magasins et endroits publics. Il commence même à y en avoir dans les trains et les bus !

Si vous avez un forfait avec la connection de données (accès web sur votre téléphone) en Europe, alors c’est bon aussi, le pays est très bien couvert question réseaux mobiles. Méfiez-vous quand même des frais d’itinerance (même si l’UE les interdit désormais).

Sinon, il vous reste la possibilité d’utiliser les nombreux ordinateurs en accès libre dans les bibliothèques publiques.

Se déplacer

L’organisation du système de transports n’est pas le point fort du Danemark, c’est le moins qu’on puisse dire.

Les aéroports

Les deux aéroports principaux du pays sont incroyablement mal situés. Le premier, Kastrup (Copenhague), se trouve en bas à droite, en face de la Suède, à l’extrémité du système ferroviaire. Toutes proportions gardées, c’est comme si Nice était la capitale de la France: un aéroport vachement important au bout d’une unique voie de communication majeure avec le reste du pays…

Le deuxième aéroport, Billund, est situé un peu au milieu de nulle-part, n’a pas d’autoroute ni de gare. Ils se sont grosso-modo trompés de 25 KM en le positionnant, puisque le truc intelligent, s’aurait été de le mettre dans la région du Triangle.

Fail…

Ça c’est dit !

En voiture

Les routes et autoroutes danoises sont gratuites (enfin, payées par le contribuable, via les taxes sur l’essence et les voitures…).

Un truc que vous constaterez, c’est que les Danois sont très respectueux des lois diverses, y compris du code de la route. Par exemple, ils attendent que ça soit vert pour traverser au passage piéton, même quand il n’y a pas de voitures aux alentours !

Donc respectez vous aussi le code la route ! Parce que griller un feu rouge, c’est le meilleur moyen d’avoir des problèmes avec la police, ou d’avoir un accident ! Les limites de vitesse aussi: respectez-les !

Si vous devez vous garer dans des endroits à durée limitée, il vous faudra sûrement un P-skive, c’est l’équivalent du disque en France. Vous pourrez en trouver pour 20 DKK dans des stations services ou supermarchés. Vous indiquez avec l’heure à laquelle vous vous garez. La durée maximale autorisée est indiquée sur des panneaux dans la rue.

Sinon, il y a des bornes pour payer le parking. Ce sont les mêmes qu’en France. On souffre partout de la même manière !

Le pays peut grosso-modo se penser en deux axes: un axe Sud-Nord commençant à Hambourg en Allemagne, longeant la côte est du Jutland et se terminant à Ålborg et au dela Skagen ; et un axe Est-Ouest partant de Copenhague/Malmö, passant par le pont du Grand Belt et se terminant à Esbjerg sur la côte est.

L’endroit où se croisent ces deux axes est appelé la région du Triangle (Trekant Området), entre les villes de Kolding (au sud), Vejle (au nord), Fredericia et Middelfart de part et d’autre du détroit du Petit Belt. C’est donc aussi le passage vers la Fionie (Fyn en danois).

Les stations services sont en général de deux types:

  • le truc, c’est un robot. Tu payes à l’avance en carte de crédit, tu te sers, tu te casses.
  • micro-supérette ouvert 247 ! Ces stations service ont l’avantage de proposer des snacks, hot-dogs, viennoiseries danoises… On peut aussi y acheter des magasines, des rasoirs, des… bof, toutes sortes de choses dont on a besoin dans l’heure en fait… Ça reprend le principe du 7-eleven (voir plus haut), et s’en est parfois un.

Le covoiturage

Le Danemark étant une société « en réseau », tout est bon pour nouer des contacts, par exemple professionnels. Les danois pratiquent donc beaucoup le covoiturage (d’autant plus que peu d’entre eux on une voiture), par le biais du site gomore. C’est très pratique, on peut trouver des voyages pour presque rien dans la soirée pour le lendemain.

Un voyage Aarhus -> Copenhague vous coutera environ 150 DKK, soit 20 €, soit le prix des billets les moins chers des bus bleus Abildskou (cf plus bas) et deux fois moins cher qu’en train. Il faut toutefois enregistrer sa carte bancaire à l’avance et ça peut des fois poser des problèmes de retrouver son conducteur ou ses passagers.

Lorsque vous prenez un voyage avec Gomore, le site web vous envoie un courriel avec votre facture et un coupon d’achat pour un café, une bouteille d’eau, ou un roulé à la canelle (kanelsnegl) dans les stations service Q8. Il suffit de montrer le courriel avec les codes-barres.

En vélo

Le vélo, c’est la liberté. 90 % des danois ont un ou plusieurs vélos, pour seulement 40 % qui ont une voiture. On peut faire à peu près ce qu’on veut ici avec un vélo et une carte de train.

Mais il y a aussi 60 000 vols de vélos par an ! Pour ma part, mon vélo ne doit plus valoir grand chose, je me contente donc de fermer l’antivol et j’ai une photo dans mon téléphone. Si votre vélo a une certaine valeur, il vaut mieux écrire ses caractéristiques quelque part pour pouvoir aller se plaindre à la police en cas de vol.

Vous pouvez utiliser Google Maps en vélo ou Cyclistic. Je recommande en fait de combiner les deux.

Il y a des boutiques de vélo partout, et on peut aussi acheter du matériel de base (pneus, chambre à air, pompes, kit de réparation…) dans la plupart des gros supermarchés.

Les boutiques de vélo fournissent aussi des services de réparation. Il vous en coûtera 125 DKK pour une petite réparation, 200 pour une moyenne et 400 pour une grosse réparation.

Le vélo vous sera rendu au maximum le lendemain. Le vendeur vous demandera généralement un numéro de téléphone et vous préviendra quand ce sera prêt.

Il y a des pompes des pompes à vélo un peu partout, soit pompes à pied, qui s’avérent quand même galère à utiliser, soit pompes automatiques avec un bête raccord à pousser sur la valve. Mais pas de manomètre, donc attention. Les boutiques de vélo mettent aussi souvent des pompes automatiques à disposition des cyclistes, qui sont indiquées avec le mot “Luft” (air).

Les ponts et ferrys

Le territoire danois étant morcelé de bras de mer, fjords et détroits entre îles diverses, il ne faut pas s’étonner de l’importance des ponts et des ferrys. Les ponts sont d’ailleurs considérés comme un élément important de la culture danoise et sont dessinés sur les billets de banque.

La plupart des ponts ont une piste cyclable et le passage en vélo est gratuit.

Le pont du Grand Belt, entre la Fionie (Fyn) et Zélande (Sjælland) est un pont autoroutier à péage. Vous pouvez payer avec les devises les plus courantes (US $, €, £, SEK, NOK), l’appoint étant en DKK. Pensez à planifier un peu votre voyage, vous pourriez faire des économies non négligeables (il y a par exemple des réductions si vous faîtes un aller-retour dans le week-end).

Le pont de l’Øresund vers Malmö en Suède est aussi un pont à péage et vous pouvez payer en €, SEK, DKK.

Il y a de nombreux ferrys. Notamment ceux qui assurent la liaison entre Århus et l’île de Zélande: Mols-Linien. Le truc franchement con, c’est qu’ils n’ont pas de page en anglais, mais seulement un numéro de téléphone. Il faut en effet réserver et le billet n’est pas donné.

En transports en communs

Si vous voulez organiser votre voyage en transports en commun, la bonne idée c’est de se servir de Rejsplanen. Faîtes attention, le site pourrait apparaître en danois. Vous avez un lien en haut à droite pour le passer en anglais.

Vous pouvez faire une recherche sur la carte, ou en tapant une adresse ou un nom de point d’arrêt. Comme le site a une envergure nationale, il connaît tous les points d’arrêt de bus, gare, stations de métro, etc.

Il y a donc possibilité de rechercher un trajet de bout en bout, de l’aéroport de Copenhague jusqu’à un point du Nord-Jutland sans problème.

En train

Les trains danois sont lents, parce que les voies font des tours et des détours. Le concept de la voie rapide ultra-droite n’a pas encore vraiment fait son apparition.

Ils sont lents… Mais assez confortables. Il ne faut pas non plus s’étonner qu’ils soient courts ! Par contre, ils sont assez souvent séparés en deux lors du passage à Frederica ou dans une autre gare de la région du Triangle. Faîtes donc attention à la voiture dans laquelle vous vous installez, n’hésitez pas à demander de l’aide à un contrôleur.

Les portes intérieures des trains DSB sont automatiques. Pour les ouvrir, passer simplement votre main horizontalement à hauteur de poitrine. Il y a un petit schéma sur la porte.

On peut souvent emmener son vélo à bord. Mais comme vous voyagez en touriste, il vaut mieux acheter votre billet en gare et demander par la même occasion si le train accepte le vélo. Il est parfois nécessaire d’acheter un billet pour son vélo justement (c’est le même billet que pour les gros chiens de mémoire).

Si vous êtes pressé vous pouvez acheter votre billet à un automate, payer en carte bancaire ou en espèces (pièces et billets). Dans ce cas, vous obtenez un billet valable 24 heures à destination de la ville indiquée.

Dans de nombreuses gares de campagnes, c’est en fait un 7-eleven qui fait office de comptoir de gare, où vous pourrez donc poser vos questions. Voire, il n’y a pas du tout de comptoir ou de gare, notamment aux arrêts de trains régionaux. Certains trains régionaux s’arrètent seulement si on se signale au conducteur ou si on appuie sur un bouton !

À bord des trains, vous n’aurez pas forcement une place ! En effet, il est possible de voyager debout si le train est bondé. On peut réserver sa place pour 30 Kr (j’ai fais une simulation Århus -> KBH pour savoir).

Les horaires de train sont le plus souvent suivant une cadence horaire: le train part à telle heure. Le même train partira une heure plus tard suivant le même trajet. Vous avez aussi des trains même au milieu de la nuit.

Sur les trains InterCités, le contrôleur passera à chaque arrêt et vous demandera votre billet. Si vous n’avez pas de billet, vous êtes bon pour une amende assez sévère. Lors des passages suivants, le contrôleur ne vous demandera plus rien.

Certains trains IC ont un chariot avec du café, des gâteaux.

Bus

Si vous voyagez beaucoup en bus à l’intérieur d’une agglomération, on peut acheter des cartes de bus.

Une fois que vous avez poinçonné la carte, vous pouvez voyager avec pendant 2 heures 30. Si vous montez à plusieurs dans le bus, vous poinçonnez autant de fois que de passagers.

Une carte à 2 ou 3 zones sera sûrement suffisante, du moins pour Aarhus. Dans le doute, demandez conseil au vendeur. En ce qui concerne CPH et l’agglomération, les tickets sont apparement arrétés, et des tickets spéciaux pour touristes sont mis en place. Je vous recommande de demander des conseils au vendeur.

Sur les longs trajets en bus, vous devrez certainement poinçonner plusieurs fois ou acheter un ticket au chauffeur. Demandez-lui donc ce qui est le mieux.

Les bus urbains sont jaunes et on monte à bord par l’arrière ou le milieu. Les bus régionaux sont bleus.

Il existe des ligne de bus qui fait la liaison entre CPH et le Jutland. C’est nettement moins cher que le train, mais il faut réserver un billet via leurs site web.

Gastronomie

Les danois ne sont pas super fiers de leur gastronomie.

Ce que vous pourrez manger de plus typiquement danois :

  • pommes de terre
  • frikadella
  • leverpostej
  • salami
  • sild
  • des viennoiseries : escargot à la cannelle, tebirkes, etc.

Je n’ai pas encore parlé de la bière. Les danois boivent beaucoup de bière. Pas grand chose d’autre à en dire, si ce n’est que moi aussi je l’apprécie, ce qui doit donc vouloir dire qu’elle est bonne (sic).

Le Danemark est l’un des premiers producteurs mondiaux de porcs et de charcuterie à base de porc.

Il y a deux choses dont il ne faut jamais savoir comment elles sont faites : les lois et les saucisses.

On pourrait ajouter le leverpostej, qui est la concrétisation du proverbe «Tout est bon dans le cochon». Corollaire : vaut mieux pas savoir comment c’est fait. C’est en fait une sorte de pâté de foie, ça se mange sur du pain brique et c’est mieux de s’en tenir là. Ça peut néanmoins être très bon.

Oui, le pain brique… Les danois mangent beaucoup de choses (légumes, sild, leverpostej…) sur une sorte de pain noir que je ne peux m’empêcher d’appeler «pain brique» pour la bonne et simple raison qu’on pourrait accessoirement s’en servir comme matériau de construction. Je trouve que «pain brique» donne une bonne idée de ce à quoi il faut s’attendre quand on l’a dans son assiette. Pour les lecteurs du Disque-Monde, je l’ai comparé un jour à du pain de nain.

Le sild, c’est tout simplement des lanières de harengs qui trempent dans la saumure. On l’étale sur du pain brique pour le manger. Les frikadella sont des boulettes de viande aplaties qu’on peut manger froides ou chaudes, sur du pain brique ou avec des pommes de terre. Il y a aussi une sauce brune pour accompagner la viande, assez bizarrement cette sauce s’appelle «brun sovs». Je vous laisse deviner le sens de ce nom…

Un vrai repas danois gastronomique pris au restaurant ou lors d’un dîner en famille pourrait consister en :

  • leverpostej chaud (c’est moelleux et super bon…) sur pain brique
  • pommes de terre avec frikadella et sauce brune
  • fromage français (type Brie) fort

Quoi voir

La plupart des villes ont des sites web destinés aux touristes, en anglais bien sûr. On peut aussi trouver des personnes proposant des réductions pour l’entrée aux lieux touristiques. Ces personnes sont souvent postées à la gare ou en centre-ville.

Copenhague

Le centre-ville de Copenhague est très beau.

Il faut regarder le site web, mais voici déjà quelques idées:

  • Nyhavn, qui est le vieux port, de même que le Pont-Neuf de Paris est le plus vieux, est un très bel endroit.
  • La petite sirène est … petite ! Faut pas chercher la Tour Eiffel. Petit pays, petit monument national.
  • L’Opéra
  • Christiania (le quartier libre/hippie). Pour ma part, je n’ai pas trouvé cet endroit hyper-intéressant. Je pense que c’est sûrement plus intéressant sur un plan social, sociologique. Donc y vivre un long moment, oui. Du tourisme ? Bof. À moins qu’il y ait un événement ou un festival…
  • Les palais royaux et gouvernementaux: Christianborg, Amalienborg, etc. Christianborg a encore les vestiges du premier château, comme au Louvre, où l’on peut voir ce qui reste d’une des premières tours.
  • Tivoli, un des plus grands parcs d’attraction urbains.

Légoland

Légoland à Billund c’est un truc à faire aussi. C’est pas tout les jours qu’on peut voir la Statue de la Liberté en légos. C’est très reposant.

points culminants

Les points culminants du Danemark (à une exception près) sont tous concentrés dans la région au Sud-Est d’Århus, entre Århus, Silkeborg, Skandeborg, Horsens.

C’est pas mal d’y aller et ils sont assez accessibles. On peut par exemple prendre le bateau sur les lacs de Silkeborg pour aller à l’Himmelbjerget (La Montagne du Ciel, humour danois inside…) et grimper au sommet.

Le point culminant naturel est le Møllehoj qui signifie la hauteur du moulin et se prononce meule-hoy, ce qui tombe bien puisqu’il y a au sommet une meule, reste du moulin qui se trouvait là jusqu’en 1917 (humour danois inside, deuxième tournée).

La seule exception, c’est que le «vrai» point culminant du Danemark, c’est les tours du pont du Grand Belt, qui réalisent l’exploit d’avoir donc le point le plus haut (le sommet des tours) au même point géographique que le point le plus bas (le niveau de la mer), et que le point culminant du pays est donc aussi artificiel. Vous m’excuserez, c’est un peu la loose ! Mais enfin, ça, on y pu rien !

Århus

Site touristique

Mes recommandations, avec les deux premiers en incontournables :

  • Åboulevarden, c’est en fait une artère piétonne où passe la rivière (la å). Sur les côtés vous avez de nombreux bars et restaurants. Je vous déconseille de piquer une tête, la å est très sale (un peu plus propre en fait qu’un égout à ciel ouvert puisqu’il y a des canards).
  • La cathédrale (entrée gratuite, monter au sommet de la tour est payant, mais rien qu’un tour de la nef c’est déjà quelque chose). C’est la plus grande église du pays. Il s’y déroule un très beau concert gratuit au cours de la période de Noël.
  • Godsbanen est un lieu d’expression artistique, presque un hackerspace. Il s’y déroule des concerts aussi.
  • À quelques kilomètres Århus se trouve aussi l’écovillage de Hjortshøj, où j’ai vécu pendant un mois.
  • La nouvelle bibliothèque d’Århus, Dokk1.

Musées

  • Aros, le musée d’art moderne. La boutique du musée elle-même est accessible gratuitement et vaut un petit détour.
  • Le musée Mosengaard, principalement un musée d’histoire.
  • Le musée Viking Århus, juste à côté de la cathédrale, dans le bâtiment de Nordea. L’accès est gratuit. C’est en fait une annexe du musée Mosengaard.
  • Le musée de la condition féminine, à proximité de la cathédrale.
  • Den Gamle By, est une reconstitution de plusieurs quartiers d’une ville danoise au Moyen-Âge et temps modernes. C’est considéré comme un musée à ciel ouvert.